De plus en plus de jeunes Burkinabè rêvent d’étudier, de travailler ou de s’installer à l’étranger. Canada, France, Allemagne, Côte d’Ivoire ou encore Maroc : les destinations sont variées, mais les motivations restent les mêmes. Aspiration à de meilleures opportunités, recherche de stabilité, désir d’autonomie et frustration face au système local.
Une génération ambitieuse, pas fuyarde
Contrairement à ce qu’on croit, les jeunes ne fuient pas leur pays. Ils fuient le manque de perspectives. Ils veulent entreprendre, innover, créer, mais ils se heurtent à la bureaucratie, à la corruption, à l’accès limité au financement, et surtout au manque de confiance accordée à la jeunesse.
Ce que veulent réellement les jeunes
Ils réclament des espaces de formation moderne, des incubateurs, l’accès à la fibre optique, aux opportunités internationales, au télétravail, et à un système qui valorise les compétences plutôt que les relations. Ils ne demandent pas de l’assistanat, mais de la considération, de la transparence et des opportunités.
Partir n’est pas le problème — ne jamais revenir, oui
L’enjeu n’est pas d’empêcher les jeunes de partir, mais de créer les conditions pour qu’ils puissent revenir, investir, transférer leurs compétences, et contribuer au développement du pays. C’est ce qu’on appelle la migration circulaire, adoptée avec succès par le Rwanda et le Ghana.
En conclusion, la jeunesse burkinabè n’est pas une génération perdue. C’est une génération prête, connectée, compétente — qui n’attend qu’un système qui croit en elle.